Non, rien de rien.
Le gazon, il le sait. Les couloirs et les vestiaires, il connaît. Le bruit qui circule dans les tribunes, le parcours sinueux que l'entraîneur emprunte dans les entrailles du stade, il le sait. Mais les grands espaces, le sentiment intimidant de liberté, de voler face à un vent violent, cette partie est nouvelle. C'est un voyage qu'Antoine Dupont vient à peine de commencer et pourtant, ici, il se termine.
Nous l'avons vu ici il y a neuf mois, soignant un œil au beurre noir et mille regrets, une douleur dans son corps qui allait s'atténuer et une douleur dans son âme qui ne s'apaiserait pas. Il quitte Paris et prend le premier avion pour Bali : des vacances pour recharger les batteries et, surtout, un endroit où personne ne diffuse la finale de la Coupe du monde. Il ne vou...
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